Transparence
Méthodologie
Le calcul est entièrement exécuté dans votre navigateur. Son code est court, déterministe et testé ; cette page en décrit chaque paramètre.
1. Les questions
80 affirmations réparties en 9 thèmes, choisies parce qu’elles séparent réellement les candidats : un sujet sur lequel tout le monde est d’accord n’aide pas à choisir. Les formulations alternent des mesures défendues à gauche et à droite pour limiter le biais d’acquiescement (la tendance à répondre « d’accord » par défaut). Le quiz rapide en retient 20, couvrant tous les thèmes. L’ordre est tiré au hasard pour chaque visiteur.
Vous répondez sur cinq niveaux, de « pas du tout d’accord » (−2) à « tout à fait d’accord » (+2), ou vous passez. Une question passée est simplement ignorée : elle ne vous rapproche ni ne vous éloigne de personne.
2. La position des candidats
Chaque candidat est placé sur la même échelle à partir de son programme, de ses déclarations publiques ou de ses votes, avec la source et, si possible, une citation. Chaque position reçoit un niveau de fiabilité qui fixe son poids k :
- Position explicite (programme, déclaration ou vote du candidat) : k = 1
- Position du parti (programme ou vote du groupe, non démenti) : k = 0,75
- Position déduite de la ligne politique, ou établie seulement par un autre comparateur : k = 0,5
- Inconnue : la question est exclue pour ce candidat (k = 0).
3. L’accord sur une question
Pour votre réponse u et la position du candidat p : accord = 1 − |u − p| / 4. Identiques : 100 %. Opposés (+2 contre −2) : 0 %. Un cran d’écart : 75 %. Cette distance linéaire pénalise chaque cran d’écart de la même façon, sans exagérer les désaccords modérés.
4. La moyenne pondérée
Chaque question compte pour w × k, où w est l’importance que vous lui accordez (« un peu » ×0,5, « normalement » ×1, « beaucoup » ×2) et k la fiabilité de la position. Le score est :
score = (Σ w·k·accord + K × 0,5) / (Σ w·k + K), avec K = 1,5.
Le terme K ajoute l’équivalent de 1,5 question neutre à 50 %. C’est un rétrécissement bayésien : un candidat dont on ne connaît que deux positions, toutes deux alignées avec vous, ne peut pas afficher 100 % et doubler un candidat en accord avec vous sur trente sujets documentés. Plus l’information est abondante, plus l’effet s’estompe.
Effet de bord assumé : un candidat moins bien documenté est légèrement tiré vers 50 %. Même en répondant exactement comme lui sur le quiz rapide, son score plafonne vers 93 % au lieu de 96 % pour un candidat entièrement sourcé. Le classement reste juste ; l’écart reflète une information moins sûre.
Les scores par thème utilisent la même formule, sans rétrécissement, sur les seules questions du thème.
5. La probabilité d’être en tête
Un écart de deux points entre deux candidats peut tenir au hasard du choix des questions. Pour le mesurer, le navigateur rejoue le calcul 2 000 fois :
- tirage avec remise de vos questions répondues (bootstrap) : certaines comptent double, d’autres disparaissent ;
- bruit gaussien d’écart-type 0,4 sur chacune de vos réponses : on ne se place jamais au cran près ;
- bruit sur chaque position de candidat selon sa fiabilité : 0,3 (explicite), 0,55 (parti), 0,85 (déduite).
La probabilité affichée est la part des simulations où le candidat arrive premier (les ex aequo se partagent la victoire). Au-delà de 70 %, le résultat est qualifié de net ; entre 40 et 70 %, de probable ; en dessous, de serré. La graine aléatoire est fixe : les mêmes réponses donnent toujours le même résultat.
6. Les sources
Les sources primaires passent d’abord : programme, site de campagne, déclaration publique, vote. Les autres comparateurs et agrégateurs ne servent que de piste ; une position qui ne repose que sur eux est plafonnée au niveau « déduite » et pèse moitié moins. Mieux vaut une position inconnue qu’une position devinée.
7. Familles politiques et état des programmes
La page Candidats range chaque candidat dans une famille politique (extrême gauche, gauche, écologiste, centre gauche, centre, droite, souverainiste, extrême droite). Ce classement est indicatif : il s’appuie sur l’autopositionnement du parti et sur son classement usuel dans la presse et la science politique. Il sert à naviguer, jamais au calcul : le quiz ne compare que des positions sur des sujets.
L’état du programme est relevé à la date indiquée sur chaque fiche : publié (un programme 2027 couvrant l’essentiel des thèmes), partiel (manifeste, lettre, premières mesures ou programme d’une campagne précédente) ou pas de programme publié. Il ne préjuge pas de la qualité des propositions.
8. Ce que l’outil ne mesure pas
La proximité sur des sujets ne dit rien de la crédibilité d’un programme, de son financement, de la personnalité des candidats ni de leurs chances de l’emporter. Les positions évoluent pendant la campagne ; elles sont datées par leurs sources. Le résultat est une aide à la réflexion, pas une consigne de vote.
9. Vérifier et corriger
Toutes les positions et leurs sources sont publiées sur la page Positions et sur la fiche de chaque candidat. Un script vérifie à chaque publication que chaque position renseignée a une source, que l’échelle est respectée et qu’aucune question ne manque.